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Première approche -
Comment est fait un yi[aki?
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Mirrara commence par écorcer et affiner le bois autour du trou naturel.
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Djalu' essaya encore une fois un imposant yidaki sur lequel il travaille.
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Il faut parfois dégager des débris ou des protubérances intérieures,
avec une barre de fer, des longs ciseaux à bois ou, comme Djalu' le
fait ici en brousse, une jeune pousse d'arbre.
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Datjirri tailla l'embouchure, dans la brousse.
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Et il la travailla un peu au ciseau parce que la forme naturelle est irrégulière et difficile à jouer.
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Djalu' lima l'intérieur de l'embouchure pour l'ouvrir un peu et la rendre confortable à jouer.
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Parfois il est nécessaire de dégager le pavillon
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Parfois le trou naturel est étonnamment vide, comme celui que Djalu' a trouvé ici.
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Djalu' de retour chez lui avec une belle récolte de yidaki; continuant à les tailler.
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Une rangée de yidaki presque finis, taillés à la main.
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Beaucoup de Yol\u utilisent de nos jours des outils électriques pour donner à leur yidaki une meilleure finition.
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Il est aussi maintenant fréquent d'encoller le bois pour qu'il soit
moins sujet à des fissures quand il sera envoyé à l'étranger.
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La peinture est un effort familial. Ici l'épouse de Djalu' Dopiya Yunupingu peint un yidaki
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La Soeur de Djalu' Dhangal Gurruwiwi peint de fines lignes blanches avec un pinceau fait de cheveux humains..
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Les instruments possédés par les Yol\u sont parfois étanchéifiés au
moyen de ruban adhésif électrique ou autre, plutôt que d'être encollés
et peints, Comme celui sur lequel Yomunu Yunupi\u joue ici.
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Beaucoup de didgeridoo en Australie et autour du monde ont une
embouchure faite avec de la cire d'abeille jaune, souvent parce que
l'embouchure de l'instrument est trop large pour être confortablement
jouée. Les Yol\u préfèrent les arbres avec un trou naturellement
conique fourni par les termites, de façon à ce que l'embouchure puisse
être taillée dans le bois plutôt que dans la cire. Le "Top End" de
l'Australie n'a même pas d'abeilles qui produisent de la cire jaune.
Les abeilles natives d'ici fabriquent une substance gommeuse, brune ou
noire appelée gunydju que les Yol\u utilisent comme colle. On
l'utilise parfois pour façonner un peu l'embouchure, mais elle est
utilisée extrêmement rarement pour les embouchures larges comme celles
que vous verrez ailleurs faites avec la cire jaune.
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| Deux yidaki faits par
Burrupurru Wunumurra, l'un avec une embouchure naturelle en bois, de 30
mm de diamètre, l'autre avec une petite quantité de gunydju pour faire
une embouchure similaire de 33 mm de diamètre. |
Il existe aussi des yidaki
plus anciens faits en Gunga (Pandanus Yirrkalaensis) et en bambou. les
instruments en Pandanus ont été appelés "le yidaki
idéal" à cause de leur poid extrêmement léger et de leur sonorité
puissante. Ils ne sont cependant pas creusés naturellement, et peuvent
donc représenter un gros travail, et à cause de la tendresse du bois,
doivent être maintenus très humides lorsqu'on les joue afin de garder
leur solidité et leur sonorité. Ces instruments ne sont plus fabriqués,
mais la connaissance demeure.
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